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Un monde sans Benji

lundi 5 novembre 2007, par Jérémie P.

Une nouvelle chronique de l’ami Jérémie P. (oui, chez lui c’est chronique).

( 487 mots.)

1 Je peux éventuellement accepter la survie de Nikos Aliagas.

2 Non, c’est vrai, ce côté salut-je-suis-grec-mais-j’apprends-tous-les-jours-une-nouvelle-expression-de- -l’argot-parisien-et-vous-la-ressers-à-18h25, ça ne mérite pas la peine de mort. Ce type-là, Nikos, je peux même vous assurer que si un jour dans un restaurant (non, je ne fais pas du communautarisme, m’imaginer dans un restaurant avec Aliagas ne me fait pas penser tout de suite au grec-frites d’hier soir), il se trouve à quelques tables de moi, ça ne me coupera pas l’appétit. Et je règlerai l’addition sans broncher (pas la sienne, hein, faut pas déconner).

3 Enfin, bon, quand même il se la pète grave et des fois -je suis non-violent, pourtant, du moins je subis cet état de fait, car je déteste tellllement avoir mal- devant ma télé sur le futon qui me sert de canapé (je vis dans des conditions précaires) ma paume droite me démange et tente de me convaincre que sa maison, eh ben c’est la joue gauche de Nikos.

4 Non, Nikos Aliagas, encore, ça va. Arthur, déjà, on tape dans du plus lourd. Mais samedi j’ai regardé les enfants de la télé, alors je ne vais pas cracher dans la soupe (juste ça : sur Rires et chansons, l’autre jour je suis tombé sur un de ses sketchs, à Arthur. Voilà, juste ça. Il n’y a rien à dire de plus. J’ai pleuré de consternation, et les gens dans les embouteillages devaient penser que j’avais perdu un proche. Je les rassure : non, j’écoutais juste un sketch d’Arthur).

5 Il y en a quand même un qui mériterait l’extradition. L’excommunication de l’Etat. Un qui réveille mes instincts sadiques. Benjamin Castaldi. Et pourtant, je ne veux pas faire de cette chronique du sous-Guy Carlier ou du Stéphane Guillon, tout ce que je veux dire, c’est que ce n’est plus possible. Eh oh, j’ai le droit de vote. J’ai ma liberté de penser (et vous ne l’aurez pas), ma liberté d’expression, donc je dis ce que je veux. Et je fais ici mes doléances. Je veux avoir le droit de ne plus voir Benjamin Castaldi. Ne plus voir ses émissions, cela va de soi. Mais sur les façades des kiosques à journaux. En zappant inopinément. J’ai vraiment pas mérité ça.

6 Militons pour un monde sans Benjamin Castaldi. Un monde où le mot « piston » serait rayé du dictionnaire. Un monde où tout se ferait au mérite et où les gens censés nous divertir auraient un peu de talent. Un monde où l’on ne laisse pas tomber Flavie Flament. Un autre monde. Où la vie serait féconde.

7 Je marchais à poings fermés / Je ne voyais plus mes pieds / Je rêvais réalité / Ma réalité

8 J.


2 Messages de forum

  • À ne pas manquer 6 novembre 2007 13:29, par Valentin Villenave

    Dans une même idée, je viens de tomber sur la cérémonie des Gérards 2007 qui récompense les plus sombres bouses télévisuelles...

    Répondre à ce message

  • Un monde sans Benji 14 novembre 2007 17:53

    Alors là totallement d’accord, ce mec là sert à rien ! Tient il me fait penser à Michel Drucker !! Pourquoi ? je n’en sais rien. Peut-être qu’il fait partie de ces présentateurs pas marrants et complètement chiants. Mais bon on y peux rien on vit dans un monde cruel, où la célébrité est fondée sur le système du piston !
    Byye
    ♫ Jeanne ♫

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