1 Lundi 2 février 2009, matin, toujours à l’hôtel des Étuves (je m’y trouve tellement bien que je n’hésite pas à le nommer).
2 Il y a deux semaines, exactement à la même heure, j’écrivais le premier billet de ce carnet de bord.
3 Hier, c’était la première représentation publique de l’opéra (évènement que l’Opéra de Montpellier a tenu à vendre, pompeusement, sous l’appellation de « Création Mondiale »).
4 L’occasion de revoir ma famille, quelques amis ; ma femme aussi était là. Pour le public, bof, c’était le public habituel des matinées dominicales (on appelle matinées les représentations qui ont lieu l’après-midi et non le soir) : moyenne d’âge : 70 ans, catégorie sociale : bourgeois à la retraite... Mais bon, ça m’a permis d’entendre quelques réflexions amusantes.
5 J’ai rencontré quelques journalistes aussi, venus faire la critique de l’opéra. Je vous raconterai tantôt par le menu mes rapports avec la presse en général ; mais hier c’était tout mondanités et compliments. Un critique m’a dit qu’il songeait à intituler son article sur l’Opéra « Ubu au Groland ». Ça m’a fait plaisir ; Lewis trouve ça niais mais je n’en suis pas surpris. Quant au big boss, il a exprimé à sa façon son sentiment devant le spectacle : « Putain, j’ai pas débandé pendant une heure et demie ! »
6 Ce matin, Jochen repart, ainsi que ma famille et mes connaissances (ma nana est partie dès hier soir). Je sens peu à peu revenir cette impression de vide qui m’est familière. Mais ça va me permettre de finir de rédiger la demi-douzaine de billets qui attendent de sortir sur ce blog.
7 Je reste ici jusqu’à la dernière représentation, jeudi. Un mois de répétitions pour trois représentations, c’est frustrant et pourtant habituel. À mon niveau, ce projet m’a tenu compagnie pendant tant d’années que les représentations en viennent à avoir un côté presque anecdotique. Mais je vous raconterai tout ça.
8 Allez, je vais à la gare dire au revoir à ma mère et ma grand-mère. À bientôt.
9 Valentin
[Le Site]
(de
Valentin Villenave.)